UTMB 2012

Cela devait être la course de l’année. La semaine avait bien commencé, le soleil était au rendez-vous les premiers jours.

Vendredi 31 Août – 15h00

Depuis deux jours, pluie en continue. On reçoit régulièrement des SMS de l’organisation de plus en plus pessimistes : « Temps hivernal, neige à partir de 1800 mètres, 4 couches obligatoires ».  Un peu plus tard, la nouvelle tombe : l’UTMB restera en France et ne fera que 105 kilomètres avec une boucle autour de Chamonix ! Je suis dans l’appartement et j’attends le parcours et le profil officiel de la course modifiée.

profil UTMB2012

Vendredi 18h00

Je me prépare. La pluie doit nous accompagner toute la nuit. J’ai donc décidé de partir avec mes chaussures RaidLight en GoreTex, ma paire la plus étanche. Je laisserai ma paire de Trabucco à Maria qui pourra me la donner en cours de route. Je prévois un teeshirt, et un haut long, ma veste Décathlon GoreTex et une quatrième couche Décathlon light imperméable. Dans mon sac, le matériel obligatoire : une polaire, des gants, un bonnet, un collant long, pantalon k-way et deux frontales. Il est l’heure, je sors de l’appartement avec mes enfants, mon père et Maria. Nous nous dirigeons vers la ligne de départ. Il s’est arrêté de pleuvoir et en arrivant sur place, la foule est déjà présente. J’arrive à trouver une petite place plutôt devant prêt de l’écran géant.

Vendredi 19h00

Le speaker chauffe le public, la foule est là, rassemblée pour encourager les 2400 trailers prêts à en découdre avec la montagne. L’émotion est perceptible, la musique de Vangelis nous prend aux tripes. Le compte à rebours défile et c’est le départ !

Km 0 : Chamonix – Les Houches (8 kms – 42 ‘)

Ça part très vite, je suis devant et je me retrouve rapidement à courir. Un petit coucou à la famille, et je me laisse entraîner par la foule ! La première partie, jusqu’aux Houches, est très roulante et en légère descente. Le but ici est d’étirer le groupe pour ne pas arriver en masse sur les premières monotraces. Je commence à sentir une petite douleur au genou droit. Pas d’alerte, je viens de partir et je ne me focalise pas. Je ne suis pas serein comme mes derniers Ultras. Je ralentis et me fait doubler par énormément de monde. La foule est présente des deux cotés du chemin, on se laisse porter par les encouragements !

Je me retrouve rapidement au premier ravito des Houches mais je ne m’arrête pas. Je trouve mes supporters un peu plus loin. Un grand sourire pour leur dire que j’ai la pêche et je continue, prêt à me frotter à la première montée du parcours.

Km 8 : Les Houches  – Saint-Gervais (13 kms, 1h51′)

Première montée

Première difficulté, 800 m de dénivelé que je monte en 52 minutes. J’ai un bon rythme mais je me fais régulièrement doubler. Les gars qui me doublent, préparés, ne sont pas à leur premier Ultra. La température diminue progressivement mais cela reste agréable. Je me remonte même les manches car j’ai un peu chaud.

Par contre, la pluie a commencé à tomber et ne cessera pas de la nuit. Je m’arrête pour mettre ma frontale: la nouvelle NAO que Pezl m’a prêté pour la course.

Passage à Saint Gervais

 

La descente qui suit vers Saint Gervais se passe sans encombre et c’est avec un bon rythme que je déboule au milieu de la foule sous une pluie battante. Je reste 8 minutes au ravitaillement. Au programme : Beaufort, pain, soupe chaude. L’appétit est là, c’est bon signe ! Je repars, petit coucou à ma famille planquée sous les parapluies !

 

 

 

Km 21 : Saint-Gervais – Les Contamines (9 kms, 1h22′)

Je pars de Saint-Gervais sous un déluge de pluie. Cela fait déjà une bonne heure que je suis complétement trempé. Cette partie est assez facile avec un terrain propice à la relance. On avance en file indienne à bon rythme.

Arrivée aux Contamines

Un peu avant d’arriver aux Contamines, je vois sur le bord de la route mon père emmitouflé dans son manteau et sous son parapluie. « Les enfants sont dans la voiture, il fait trop froid« .

Je vois la voiture garée un peu plus loin. Il est environ  23h30, ils sont crevés.  Je leur fait un coucou et leur dit à demain. Je continue ma course jusqu’au ravito. Je m’arrête 10 minutes, le temps de remplir ma poche à eau et de bien me ravitailler. Je commence à sentir la fatigue mais rien d’alarmant.

 

 

Km 30: Les Contamines – La Balme (7,8 kms – 1h40′)

A peine partie, je sens le froid glacer mon corps. Je m’arrête sous un porche et je mets mes gants et mon haut imperméable, ma quatrième couche ! On se dirige vers La Balme et ses 2000 m, c’est maintenant qu’il faut se couvrir, plus loin, ça sera trop tard. Je repars volontairement avec un bon rythme pour me réchauffer.

Arrivée à La Balme

 

Passage sympa à Notre Dame de la Gorge avec grand feux de camp et musique avant la véritable montée vers La Balme. Une demi heure plus tard, la neige est autour de moi. Je marche dans le brouillard et la neige me frappe le visage. Je reste concentré en suivant les pas du gars devant. Ma frontale me gêne, le capteur qui permet à la lampe d’adapter la puissance d’éclairage, est perturbé par le brouillard. Cela a pour effet de faire varier la lumière. Je bascule en mode éclairage constant. On arrive bientôt au ravito. Un des bénévoles dit au gars de devant qu’un peu plus loin au check Point, ils ne laissent pas passer les traileurs qui n’ont pas les jambes couvertes, plus haut, ça souffle !

 

Km 38: La Balme – Les Contamines retour (15 kms – 2h30′)

En effet, un peu plus loin, ça souffle ! Il fait froid et personne ne parle. On marche, la pente est trop raide pour courir mais j’essaie de garder un bon tempo pour ne pas me refroidir. Le passage au sommet se fait au train. Ensuite, passage très technique sur des rochers glissants en single track où le moindre dépassement est très risqué. Le reste du parcours est assez roulant jusqu’aux Contamines. J’arrive avec un petit groupe au ravitaillement. Je parle avec une bénévole. Elle me dit que la première féminine vient de partir des Houches,  le prochain ravitaillement. Je suis plutôt content de mon début de course en avance sur mon temps prévisionnel. Je prends mon temps pour manger.

Km 54: Les Contamines retourLes Houches retour (17 kms – 4h30′)

Je repars du ravito motivé. Je suis vite calmé car on remonte directement en prenant un petit chemin assez abrupte. Il est 3h30 du matin et peu de monde pour encourager ici. La pluie tombe toujours régulièrement et le froid commence à faire son effet sur le moral. Je n’ai pas mal aux jambes mais une légère lassitude commence à me titiller.
La descente suivante ne sera pas de tout repos et une douleur aux orteils me fait craindre le pire. J’ai la flemme de m’arrêter dans la descente et je continue, je ne sais plus à quelle distance se trouve le prochain ravito. Une nouvelle montée ! Je ne trouve plus ça drôle du tout ! Encore plus dur, je monte à contre courant dans un torrent de boue ! et le dénivelé est très fort sur certaines portions. Je tire sur mes bâtons pour ne pas trop piocher dans mes réserves. Peu de personne me double ici, certains s’arrêtent même sur le bord du chemin pour reprendre leur souffle.

Après une bonne heure de montée, j’arrive enfin à Bellevue. Le vent est glacial et le ravitaillement est très léger ici. Je ne reste pas longtemps. Les Houches sont en bas d’une descente de 5 kilomètres. Je me fais bipper et le gars me dit que le début de la descente est très glissante, il faut faire attention.

En effet, le chemin est creusé dans l’herbe et, après les nombreux passages, est devenu une vrais patinoire de boue. Je commence la descente au ralentit et je ressens tout de suite mes pieds qui commence vraiment à me faire mal. Le supplice va durer une heure jusqu’aux Houches.

De la boue !

En arrivant aux Houches, je suis toujours en avance sur mon temps. Il est 7h30 et j’avais prévu d’arriver vers 8h30. Je mange une petite soupe et du fromage. Je ressers bien mes lacets mais c’est trop tard, j’ai mal aux pieds. On me dit que le prochain ravitaillement est à 22 kilomètres. Je suis fatigué, et il me reste encore 30 kilomètres. La journée va être longue. J’arrête de psychoter et je repars d’un petit pas.

Km 71: Les Houches retour – Gare PlanPras (10 kms – 3h00′)

Je sors des Houches en suivant une route en lacet. La montée de 500 mètres jusqu’au col du Merlet se fera en suivant cette route. Cela ne restera pas comme la plus belle partie de la course. On avance en groupe et depuis le début de la course, c’est la première fois qu’il arrête de pleuvoir. Mais mes pieds restent complétement trempés et ne sèchent pas. Le GoreTex, ça empêche l’eau de rentrer mais aussi de sortir! Arrivé en haut, on continue en longeant les balcons de Chamonix. J’essaie de courir mais ça me fait trop mal aux pieds. La douleur petit à petit m’épuise. Les kilomètres n’en finissent pas. Régulièrement, on me double. Il faut que je tienne le coup ! Je n’en peux plus. Tant bien que mal, j’arrive à Gare PlanPras  et j’ai la joie de trouver ma petite famille et mon frère qui m’attendent.

Arrivée à PlanPraz

Mon frère me trouve pas trop en forme. Et non ! la fin va être dure ! Je prends mon temps au ravitaillement et je raconte mon début de course. Leur présence me remonte le morale.

La bonne soupe qui réchauffe !

Mon frère décide de m’accompagner sur les derniers kilomètres. Maria me propose de changer de chaussures. Je lui dis que ce ravitaillement ne fait pas partie des points pendant lesquels on peut avoir une aide extérieure …

Je vais le regretter.

 

 

Km 81 : Gare PlanPras – Argentière ( 12 kms – 4h)

Après un bon ravitaillement, je repars donc avec la compagnie de mon frère. Cela me fait du bien d’avoir de la compagnie, je discute avec lui. On appelle même ma sœur et ma mère pour leur donner des nouvelles. Mais mes douleurs reprennent vite le dessus.

Allez ! on approche de la fin !

Je tire sur mes bâtons pour ne pas trop fatiguer mes jambes. Je me demande ce que je fais là ! J’ai mal au pieds ! Je ne sais plus combien de kilomètres il me reste à faire.

Montée sur La Flégère, dur !, dur !

La dernière grosse difficulté, la montée sur La Flégère me prend par surprise, 500 mètres de dénivelé sur 3 kilomètres. Je ne me souvenais plus de cette portion sur le profil du parcours. On se suit à la file indienne. Personne ne parle, chacun perdu dans ses pensées. De temps en temps, on entend un « C’est encore long ? » ou un « J’en ai marre !« .

Finalement, on arrivera au bout de ces 500 mètres sans s’arrêter d’ailleurs. Argentière se rapproche et ensuite Chamonix et l’arrivée ! Je me vois déjà passer la ligne d’arrivée ! Avec mes enfants à mes cotés ! … « Olivier, redescend sur terre, tu es à 2 kilomètres d’Argentière et 12 de Chamonix« .

L’arrivée à Argentière me fait l’effet d’une délivrance. La fin est proche. Je retrouve le sourire. Même en rampant, s’il le faut, je la terminerai cette course !

Km 93 : Argentière – Chamonix ( 10 kms – 3h)

L’arrêt à Argentière m’a fait du bien. Mon frère d’ailleurs trouve que je parle beaucoup plus. Le soleil apparaît, le moral remonte. Plus que 10 kilomètres, en tant normal, ça se boucle en trois quart d’heure ! Je compte mettre plus de deux heures. On marche sur un chemin en légère descente. Je n’ai plus le courage d’essayer de courir. Je ne compte plus les coureurs qui me doublent, ça ne me fait plus rien, ça fait longtemps que je ne joue plus le podium.

Le moral remonte !

Je me concentre pour tenir un rythme mais les douleurs aux pieds me font souffrir, Je ralentis.

Sourire forcé pour la photo

Un gars en VTT qui nous croise, je lui demande si Chamonix est encore loin. Trois kilomètres. « Allez Olivier, on y croit« . Les gens sur le bord de la route me voyant en sale état m’encourage « Olivier, tu es un guerrier ! » Tu parles d’un guerrier ! J’entends le bruit de la ville, je m’approche. Bientôt la délivrance, la fin des souffrances. Au loin, je vois deux enfants, mais ce sont les miens ! Ils sont venu à ma rencontre pour marcher avec moi le dernier kilomètre. Allez papa, tu cours sur le dernier kilomètre ! Non c’est impossible !

La flamme rouge !

La rentrée dans Chamonix est exceptionnelle. On se prend vraiment pour un héros. Je n’imagine pas ce que se doit être après le tour du Mont Blanc. Dernières centaines de mètres, je donne un bâton à chacun de mes enfants. Je leur donne la main. Je commence à courir, je n’ai plus mal nul part, on court ensemble sur la dernière ligne droite. Toute cette journée de souffrance pour ces quelques moments de bonheur, on passe la ligne d’arrivée, je les embrasse.

Victoire !

C’est difficile d’expliquer ce qu’on ressent sur la ligne d’arrivée. Un mélange de joie, de fierté de ne pas avoir abandonné. Un peu déçu de finir dans cet état aussi, ce n’est finalement qu’un 100 kilomètres. Je partais pour 168 kilomètres tout de même ! Peu importe, quelques heures auparavant, je me demandais ce que je faisais dans cette galère. Et maintenant, je suis prêt à repartir. C’est étrange cette sensation. Ce bonheur à l’arrivée doit se mériter, c’est peut-être ça.

Pour résumer :

  • Jusqu’au km 60, bien :

L’excitation du départ avec l’ambiance très particulière à Chamonix, il faut vraiment le vivre. Après sous la pluie, bien, passage aux Houches / St Gervais / Contamine / Balme avec la foule qui t’applaudit, génial ! Les montées sous la neige, brouillard, froid un peu plus difficile.

  • Entre Km 60 et 80 , la descente aux enfers :

Descente sur boue, glissade, mal aux pieds (ongles noirs). La fatigue arrive …

  • 20 derniers Kilomètres, l’enfer :

je ne pouvais plus courir et là : l’enfer ; Marre de tout, souffrance et un seul objectif : CHAMONIX

  • Dernier kilomètre, le paradis :

Indescriptible, en fait tu souffres pour ces moments là, tout le monde t’applaudit, mes enfants dans chaque main. Trop fatigué pour sourire ou pour chialer mais inoubliable.

Une semaine plus tard :
J’aurais fait les 168 kilomètres ? Je ne sais pas. Le temps a quand même joué un rôle important. Avec du soleil, c’est plus facile pour le moral et la motivation. En même temps, je ne pense pas que j’étais très bien préparé, ça aurait été difficile. C’est toujours pareil, sur la fin de la course , je ne voulais plus que l’on me parle de Trail et aujourd’hui, je commence à regarder mon programme pour l’année prochaine. C’est Dingue ! plus t’en chie, plus t’es à croc.

Pourquoi faire l’UTMB alors qu’il y en a tant d’autres courses aussi belles. Comme le dit Gilles : « fais-le, finis-le et tu comprendras ! »

Aout 2013, peut-être j’y serais de nouveau mais cette fois pour faire le tour …

 

Tableau des passages

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13 Responses to UTMB 2012

  1. Vincent says:

    C’est top!

    Je t’ai pas vu sur la première partie, mais au passage à Saint Gervais en tout cas, tu semble courir comme Seb. Même à Notre Dame d’ailleurs. #genre

    Sinon je dois dire pour ceux qui se contentent de lire les comptes-rendus: on ne se rend pas compte de ce que c’est. Ça semble très difficile sur la fin, le texte est bien en dessous de la réalité, et effectivement ça devait être très très long pour le supplicié sur les derniers kilomètres.

  2. Patrick Gaudin says:

    Très bien ton compte rendu. Tu relates ta course imprégnée de ta souffrance et malgré tout tu laisses une porte grande ouverte pour continuer parce que au global il y a du plaisir ou plutôt des satisfactions. Et ce qui reste surtout après quelques jours (ou quelques heures) ce sont des satisfactions et tu veux les retrouver (et pour les autres participants c’est pareil).

  3. ROSA says:

    No me he enterado de mucho de lo que he leído Olivier, pero está claro que estás hecho todo un campeón y con el apoyo de la familia conseguiste llegar a la meta.
    ¡Todo un deportista de élite!. Un abrazo para ti y extensible a Toñi y a los niños.

  4. Claude says:

    Enorme!

    Cela me rappelle un raid a ski de randonnee en autonomie complete de 3 semaines il y a bien longtemps dans le grand nord (au Spitzberg). Enveloppe dans le blizzard par -25 je me demandais parfois ce que je faisais la…

    Toute la souffrance et la solitude ont disparus lorsque la perspective du retour a la civilisation s’est materialisee. Il ne me reste aujourd’hui que des souvenirs extraordinaires.

    RV l’annee prochaine a l’arrivee a Chamonix?

  5. Fabienne says:

    Bravo, bravo et encore BRAVO !
    Quel courage, quel mental !
    Ton récit est top.
    J’ai fait 6 marathons et à chaque fois le même bonheur sur la ligne d’arrivée, alors je pense que ces émotions sont multipliées par 1000 lors d’une telle course….
    Les derniers kms on se dit « plus jamais » et 5 minutes après avoir franchi la ligne on pense au prochain, c’est fou mais c’est vrai !
    Bizzz à vous 4
    PS : sur la photo avec Elia et Noé, Elia ressemble craché à sa maman !

  6. Efedexdx says:

    Fantástico!
    « Olivier, tu es un guerrier ! », y como buen guerrero no abandonaste tu particular guerra hasta terminarla, batalla a batalla, pequeña meta a pequeña meta, hasta conseguir vencer a tu enemigo (dolor, cansancio, abatimiento, …) y lograr tu ansiado trofeo.
    Qué bonita foto con Noé y Elia en la línea de meta. (Por qué no entró también Toñi?)
    Bonito detalle el de tu hermano acompañándote en la parte más dura psicológicamente para ti.
    ENHORABUENA CAMPEÓN!!!!!
    Y el próximo gran objetivo ¿dónde?

  7. Bernard says:

    Qd je pense que je t’avais écrit plus qu’une petite montée et ensuite une descente (il restait 4/5 heures !) Bravo tu fais partie de cette élite de l’UTMB !. A bientôt sur des distances riquiqui comme des 42, si ça compte encore après ça.
    bravo encore.

  8. Stephane says:

    No Comment…respect !
    Steph

  9. Les Pagès says:

    Comme d’habitude notre message n’est pas sportif… Toujours admiratif mais avec un bémol : Olivier, je t’en veux car en consultant ton blog avant de partir travailler, j’ai pleuré !!! Cette photo de toi, ton finish avec tes enfants, est insoutenable ! La façon dont tu tiens leurs mains, leurs regards pleins de fierté… Trop d’émotions pour moi qui trouve qu’une marche dans le bois de Clamart est déjà bien suffisante…Alors, continue mais plus en douceur s’il te plaît. Avec toute notre admiration et notre affection.
    Les Pagès.

  10. hirschauer says:

    Bonjour Voisin,
    Après cette lecture, la côte des gardes va me paraitre un enfantillage!
    C’est fou comme on peut repousser ses limites, avec force de volonté et courage, solitude et bonheur intense dans le miroir de nos proches.
    RV l’été prochain pour reprendre le chemin des alpages, et peut être un peu plus de soleil, pour finir encore les 168km main dans la main avec les enfants. Magnifique image! Bise lo

  11. marie-Claude says:

    Merci à ton frère de m’avoir transmis ce récit.
    Bravo Olivier, les mots manquent pour te dire mon admiration mais je sens que je peux un peu comprendre tous les sentiments par lesquels tu es passé. Maman d’un marathonien qui m’ a fait le même genre de récit après son marathon d’Annecy en avril, je découvre tant de similarités dans votre manière de vivre votre passion et d’en faire part aux autres: la passion, la rage, l’humilité, la lucidité et l’envie de repartir!!!!
    bonne continuation

  12. Olivier M says:

    Chapeau bas !
    Une formidable leçon de volonté et de courage.
    Merci de nous faire partager et comprendre cette magnifique aventure !
    La fin du récit est très émouvante, tes enfans devaient être super fiers !

  13. Mathilde says:

    Bravo Olivier!
    Tant de souffrance pour y arriver mais l’immense fierté de l’avoir fait… Finisher de l’UTMB ce n’est pas rien quand même!!!
    La lecture de ce récit m’a chamboulée… et la photo sur la ligne d’arrivée avec vos enfants…!!!!
    Encore bravo, impossible de dire toute mon admiration, moi qui suis une joggeuse du dimanche :)

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