Ultra Trail du Puy Mary 105 km, 5600d+

UTPMA 2013

Je suis parti sur ce premier Ultra de la saison de façon assez décontractée. J’avais du mal à me mettre dans la tête que je repartais sur une telle distance. Mon seul objectif : terminer sans fringale et courir jusqu’au bout. Je ne voulais pas reproduire mon expérience du Beaufortain et de l’UTMB de l’année dernière.

Rien de bien nouveau en sorte. Partir en sous régime, bien manger au ravito et boire le plus possible. La nouveauté viendra de mon nouveau sac RaidLight avec mes deux bidons de 750 ml sur la poitrine. Deux pipettes à hauteur de la bouche en permanence avec une poche à eau dans le sac en plus au cas où.

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Relief

Départ 5h00 du matin sous une pluie fine qui ne nous quittera que vers 11h00. Je retrouve les collègues de l’ UASG pour une petite photo.

 

l'équipe UASG (Pascal, Orel, Florent, Myself, Gillou, Mathieu, Steph et Free) !

Clarisse est là aussi, toujours au rendez-vous, elle va nous suivre sur les ravitos. La musique est présente et des fumigènes aussi parait-il car je ne les ai pas vu. Il ne fait pas froid, je préfère enlever ma veste et partir avec un simple teeshirt plus manchons. Le départ est donné. On commence par quelques marches pour sortir d’Aurillac. Le rythme est comme d’habitude assez rapide. Je reste tranquille en compagnie de Gilles, Laurent, Pascal et Florent. Aurel, Free et Steph partent devant, je ne les reverrai plus de la journée. Mathieu, Pierre et Olivier sont derrière, je ne les verrai pas non plus !

Le début de la course est assez roulant, il ne faut pas se laisser griser par le rythme car la journée risque d’être longue.

Concentré, en file indienne !

 

Arrivé au premier ravito

Premier ravito, on y arrive un peu plus vite que prévu. Pour la première fois, je me rends compte du coté pratique des bidons devant. En arrivant, je dévisse les bouchons et une dame me les remplit  sans avoir besoin de les sortir ; Mais c’est super pratique en faite ! Pas nécessaire de sortir la poche à eau du sac. Je prendrai une réserve d’eau supplémentaire à Mandaille avant la montée au Puy Mary.

Départ premier ravito, Laurent ajuste son sac aidé de Pascal !

Le jour est bien levé maintenant, je mets ma frontale dans mon sac. Petite photo avec Gillou et c’est reparti !

On repart pour la première difficulté. Je n’ai pas encore sorti les bâtons, je suis en forme. Je monte le premier col à un rythme soutenu. Il fait bon mais c’est encore très humide et le terrain très boueux, une vrai patinoire. J’ai vraiment du plaisir dans les descentes avec quelques frayeurs en dérapages contrôlés ! Je double quelques personnes et me retrouve seul, Gilles et Laurent n’ont pas la patate, ils ne suivent pas. J’arrive assez rapidement au premier passage à Mandaille. Je me ravitaille avec fromage, TUC, une bonne soupe chaude. Je prends mon temps. Gilles, Laurent, Florent et Pascal me rejoignent. Comme prévu, je sors mes bâtons, et remplis ma poche à eau en plus de mes bidons.

En descente, on allonge les foulées !

La prochaine étape est la plus difficile, on est parti pour 4h de course jusqu’au prochain ravito ; le deuxième passage à Mandaille. On repart en groupe. un peu plus loin, Clarisse appelle Gilles. Elle vient d’arriver à Mandaille. En avance par rapport au temps prévu. Elle monte au Puy Mary. Je reste un moment avec Gillou, je remarque en descente qu’il n’a vraiment plus de tendons, ses chevilles n’arrêtent pas de vriller, c’est ça la vieillesse ! Pascal est en forme, il part devant.

On commence la grosse difficulté. On enchaine trois cols dont le Puy Mary. Il fait froid. On passe dans des congères. J’enfile ma veste, on court dans les nuages avec un vent glacial de travers. On ne pourra pas profiter du paysage, c’est la grosse déception de la journée. Arrivé au premier col, on ne traine pas, il ne faut pas se refroidir, je redescends. Je suis étonné de mon aisance, ce n’est pourtant pas mon point fort mais aujourd’hui je gère assez bien.

Toujours la patate !

Un peu plus loin, le parcours continue sur la montée du Puy Mary. Je suis à nouveau seul et commence à sentir les jambes. J’ai prévu suffisamment de gels et pattes de fruits. En prévision du final et de ses marches interminables, je prends un gel. Juste avant les fameuses marches du Puy Mary, un petit point d’eau. Clarisse est là qui nous attend. Je remplis mes bidons et je ne traine pas, je repars. Au même moment, Laurent arrive.

Je croise beaucoup de randonneurs dans le brouillard. Je me dis qu’ils sont fous de venir se balader sous la pluie ! Un peu plus loin, la brèche de Roland, les bâtons dans une main, je descends doucement sur les rochers glissants. C’est un peu difficile ce passage ! Finalement un peu plus loin, on retrouve le sentier et je déroule. Laurent va mieux, il me double à bloque !  kms 58 J’arrive une nouvelle fois à Mandaille 3ième ravito. Je mange bien, je n’hésite pas à me reprendre du fromage et une bonne soupe chaude, j’ai faim et c’est bon signe ! Je repars seul. La montée au col du Piquet m’attend.

Assez rapidement, la suite se corse, le chemin grimpe raide. Je vois des gars tout là-haut en file indienne, ils ont l’air d’en chier. Je commence à avoir une douleur au niveau du coude gauche, je ne suis pas assez entrainé à la marche avec les bâtons. Plus haut, une corde est installée pour nous aider à grimper. Je l’attrape à deux mains et je tire sur mes bras pour monter les marches.

J’arrive en haut difficilement. Je m’arrête quelques minutes pour récupérer et redescendre le cardio. Je me dit que le plus gros est fait. La descente se passe sans encombre. On passe par la rivière de Saint Cirgues de Jordanne. Je connais cet endroit, j’y étais déjà passé lors d’un de mes premiers trails à l’Oxygène Chalenge. J’arrive au ravito.

La portion suivante est assez facile par rapport à ce que je viens de faire. Je continue à relancer dès que je peux. J’ai un petit rythme tranquille. Je trouve quand même le niveau général de la course assez élevé ; à ce kilométrage il y a pas mal de personnes qui me doublent. Je commence à sentir les ampoules sous mes talons. Et voilà, je vais encore une fois devoir finir avec cette douleur.  Je traverse les troupeaux de vaches quelques fois, je fais un petit détour pour ne pas les déranger.

Dernier ravito Saint Simon Km 97. Je vois affiché derrière les bénévoles le profil du reste à faire. ça devrait le faire? Un gars me dit que c’est trompeur, on a l’impression que l’on arrive sur Aurillac et puis, on repart sur un dernier petit col ! OK, merci pour l’info. Il commence à faire nuit. Je mets ma frontale, je repars difficilement, les ampoules commencent sérieusement à me faire mal.

Je poursuis toujours seul, il reste 9 kilomètres. Je commence à souffrir des jambes mais j’arrive toujours à courir, je suis plutôt pas mal. Il commence à pleuvoir, j’enfile ma veste.

En effet, le final est trompeur, on nous fait remonter un dernier petit col, on voit juste un peu plus bas les lumières d’Aurillac. J’entends même de la musique et le speaker au micro. Aller Olivier encore un petit effort et c’est terminé ! Le speaker annonce le podium féminin : « Deuxième féminine Stéphanie !« . ça alors Steph a bien terminé sa course. Clarisse m’avait déjà dit qu’elle était la deuxième féminine. Et bien, ça doit faire une bonne heure qu’elle est arrivée ! La descente se fait assez bien malgré mes douleurs aux talons. J’entre dans Aurillac. J’entends quelqu’un qui arrive derrière moi, je me retourne, ce n’est pas Gillou  ! Ouf, pas une troisième fois quand même !

Dernière ligne droite et je passe l’arrivée à minuit et cinq minutes. Yes ! un Ultra de plus dans la poche ! Mag et Nathalie sont là, sympa.  Je prends ma polaire finisher et je pars direct au massage et podo.

Deux heures plus tard, je retourne à l’arrivée pour manger deux trois trucs et pil-poil, je vois Mathieu qui en termine. Il a plutôt une bonne allure. Free est là aussi, lui est arrivé deux heures et demi avant moi ! Il me propose de me ramener au camping. Top !

Avec Free à l'arrivée

Classement

 

Conclusion :

Très content de ce premier ultra de l’année. Ma blessure du printemps est maintenant bien loin. J’ai bien géré la course pour ne pas finir, comme à l’UTMB et le Beaufortain, en marchant sur les derniers 10 bornes. Reste encore mon problème d’ampoules. J’ai décidé de vraiment m’en  occuper cet été car le GRP risque d’être sinon très douloureux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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One Response to Ultra Trail du Puy Mary 105 km, 5600d+

  1. Gaudin Patrick says:

    Bravo pour l’effort. Il semble que cette course ait été moins douloureuse et donc avec plus de plaisir. Quoique le plaisir chez les traileurs , où va-t-il se nicher?

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