EcoTrail de Paris 2014

Enfin, la saison de trail commence ! Ma deuxième participation à l’ Ecotrail de Paris. La première datait de 2012. Assez motivé, la préparation s’est faite sans bobo. Une belle journée printanière s’annonçait, encore une fois, la gestion de l’eau allait être cruciale. Je partais avec 1,5 litres devant et 2 litres dans la poche derrière.

 

Un peu trop, sans doute, mais j’ai toujours la hantise de manquer donc, à choisir, je préfère me charger. Mon objectif : moins de 8 heures, donc allure prévue de 6 minutes au kilomètre. C’est ambitieux mais bon, un peu de pression, ça ne fait jamais de mal !

Rendez vous avec les collègues de l’ UASG au point de départ. J’arrive avec Vincent et ma sœur Julie. Ils me suivront sur chaque ravitaillement. On sera une bonne dizaine du club au départ. Midi, on s’élance. Nos élites (Julien, Jacques et Free) partent devant, on ne les verra pas de la journée. Je reste derrière avec Pierre (alias Pitbull) et Benoit.

Le groupe des intercalés au départ : Pschitt, Gamin et Pierre (le bleu, connais pas)

 

Un peu plus loin, Olivier (Pschitt),  Mathieu (Gamin) et Pierre (Pierre). On devait partir tous ensemble mais l’émulation du départ en a décidé autrement. Pitbull et sa nouvelle Go-pro nous filme régulièrement, ambiance très sympa. Pitbull : « Alors Olive, bien le départ ?« . Moi à la Go-pro : « Génial, mais on va un peu vite on est à 5 !« . Pitbull : « ha oui, trop rapide, on va le payer, mais faut pas trop distancer le groupe de Gamin devant !« .

Avec Pitbull à ma droite et Benoit derrière. (Le bleu, connais pas)

On est resté ensemble les 20 premiers kilomètres à un rythme de 5 minutes au kilo. La chaleur commençait doucement à grignoter notre fraîcheur. Je me forçais régulièrement à boire. Un peu avant le premier ravito de Buc, je laisse mes premiers compagnons de route et rattrape rapidement le groupe de Gamin un peu plus loin. On arrivera ensemble au ravitaillement.

Arrivée à Buc avec Pschitt en vert, Pierre en noir et Gamin en rouge.

Buc Km 25 : Je remplis mes bidons, je n’ai pas encore utilisé l’eau de ma poche mais je sais que la deuxième étape jusqu’à Meudon est longue, je ne limite pas mon eau. Je repars avec Pschitt pensant que Pierre et le gamin sont déjà repartis ( En fait, ils seront derrière nous). En partant, je vois Pitbull qui arrive au ravito.

Julien, le champion déboule à BUC, 20 minutes avant moi !

 

La chaleur est maintenant bien présente, on commence à prendre quelques côtes bien placées qui tirent sur les cuisses. On avance avec un bon rythme. Pschitt ressent quelques douleurs au niveau du mollet. Mais tient le rythme. Un peu plus loin on arrive à Clamart (mon terrain d’entraînement). Une nouvelle côte, je me retourne, Pschitt est à une dizaine de mètres derrière moi. Je crie : « Allez, Olivier. On lâche pas !« .

Dans le bois de Clamart

Je ne le reverrai pas avant l’arrivée. J’arrive donc seul au point de ravitaillement à Meudon.

Meudon Km 45 : Mon frère comme toujours est là, il m’attend avec Julie. Quelques photos dans les vergers des Orphelins d’Auteuil, quelques marches et me voilà au point d’eau. Je suis vraiment bien.

Au milieu des vergers

Je remplis les bidons vides et je repars rapidement. Mon frère me dira plus tard que Gamin arrivera peu après mon départ.

Gamin, à Meudon

Rapidement l’Observatoire de Meudon. Je remonte tranquillement des coureurs. Certains ne sont vraiment pas beau à voir, ils marchent, torturés par les fameuses crampes. Il faut boire si tu ne veux pas avoir de crampes, ce n’est pas compliqué pourtant. Je sors de l’Observatoire. Pas de contrôle de matériels obligatoires cette année.

Pschit à Meudon

Je commence à avoir les jambes lourdes mais je garde mon rythme sur les longues lignes droites qui nous amènent à Chaville. Un petit coup de fatigue, mais je profite d’une bonne montée pour prendre une patte de fruit, un gel et c’est reparti !

Un peu plus loin, une longue côte et un passant me dit : « Allez, au bout, le ravito de Chaville ». Yes ! je ne pensais pas être aussi prêt. Coup de boost  et me voilà arrivant au troisième ravito en petite foulée. Vincent et Julie sont là qui m’attendent.

 

Chaville Km 58 : Quelques TUCs, deux verres de Coca, je remplis mes bidons d’eau. Je ne traîne pas. Vincent me dit que c’est toujours bon pour les moins de 8h00. Je sens au fond de moi que ça va être difficile. Tout va se jouer sur les quais de Seine si je peux encore courir, ça sera jouable.

Je retrouve les étangs de Ville-d’Avray, il y a deux ans, j’avançais difficilement. Cette année, je trouve que je garde une bonne allure. Je remonte toujours régulièrement des participants. Il fait encore jour, on me dit qu’il reste 3 kilomètres jusqu’au prochain ravito. Une fille me double ( petit gabarie) , j’apprendrai à l’arrivée que c’est la troisième féminine. Je rentre dans le parc de Saint Cloud , et je vois arriver, en vélo, Gillou le patron. Il me dit que je suis 4ème du club, devant Julien (17ème ), Jacques (28ème) et Free (35ème) ! Ouah, le niveau ! Il regarde mon sac : « T’es trop chargé, faut que tu vides ton sac !« . Je lui dis que je vais essayer de passer sous les 8 heures. « C’est jouable, mais faut pas que tu t’arrêtes au prochain ravito« . Il m’accompagne un peu et me laisse pour retrouver Gamin, Pschitt et les autres.

Je réfléchis à ce que vient de dire le Patron et je me dis qu’en fait, je n’ai pas besoin de m’arrêter au ravito, cela me fera gagner de précieuses minutes. Et là, je vois arriver Fred (Métro) qui me propose de m’accompagner jusqu’à l’arrivée. Je lui dis mon objectif. Il regarde sa montre , règle son allure. « OK, c’est parti !« .

Saint Cloud Km 70 : Je passe « à la Kilian » sans m’arrêter avec mon Pacer devant moi, une drôle de sensation ! Il y a deux ans, au même endroit, je mettais ma frontale. Il fait encore jour. On retrouve Julie et Vincent qui feront la descente jusqu’au pont de Sèvres avec nous.

En sortant du Parc de Saint Cloud avec Métro devant et Julie derrière

 

Je vois ma petite famille qui se gare, à peine le temps d’un coucou et je continue (Et oui, le timing était prévu avec un arrêt à Saint Cloud !). Un gars me dit 93ème ! Métro me dit qu’il y a moyen d’en reprendre encore quelques-uns.

Un final comme jamais je n’aurait cru, régulièrement Métro : « On boit ! » ou alors : « Allez au pont, on prend un gel ! ». Des moments qui resteront gravés dans mon histoire de coureur. Je suis à bloc , réglé sur la foulée de Métro, je ne pense plus à rien. On a finit les derniers kilomètres sur une allure de 5’30 au kilo ! Sur les derniers mètres, je retrouve ma famille qui m’accompagne jusqu’aux dernières marches. Moment Inoubliable !

Arrivée au Trocadéro

Je passe sur la ligne d’arrivée après 7h53’49″ de course ! Je ne vois plus rien. J’entends le speaker qui dit mon prénom. Je souffle, je m’arrête Je ne suis pas beau à voir.

Après quelques minutes de récupération, une bonne bière et un beau teeshirt de finisher, je retrouve Métro et ma famille qui m’attendent. La nuit est tombée, il fait bon. Je suis encore sous l’excitation de l’arrivée. Métro me dit : « Bon, je dois aller chercher Gamin et Pschitt, je te laisse !« .

Finisher Ecotrail 2014 !

Après ce que j’ai vécu, qu’on ne vienne pas me dire que la course à pied n’est pas un sport d’équipe ! Merci Fred.

Résultat

Les statistiques ajustées de Mister Free, Merci Msieur !

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5 Responses to EcoTrail de Paris 2014

  1. Vincent says:

    Excellent!
    J’ai eu presque autant de plaisir à suivre la course qu’a courir, même si j’avais vraiment envie d’en faire partie. Next time!

    Ah sinon, pour ceux qui ne visualisent pas la perf :
    - 83ème sur 1579;
    - le dernier tronçon sur les quais en 57mn50s, ça fait du 11 km/h après 70km de course…

    • Superbe retour sur cette course. Je débute le trail est c’est toujours une source de motivation de pouvoir lire ce genre de feedback.
      En tout cas bravo pour la perf. Garder cette allure jusqu’à la fin c’est top. J’ai encore pas mal de séances d’entraînements pour arriver à ce niveau.
      A bientôt peu être sur un départ.
      Nicolas

  2. Julie says:

    Super ce résumé !!
    Toujours autant de plaisir a te suivre pendant tes courses. Et cette émotions a l’arrivée toujours aussi forte! La prochaine fois je prendrais mes Asics ;) ! Bravo frangin, ta sœur est fière !

  3. claudie says:

    j’ai l’impression d’avoir couru avec toi ! ;)

  4. Gilbert says:

    Après un tel compte-rendu pas de doute : je me mets au trail !!
    Félicitations ! Rien que de te lire ça donne envie d’être sur la ligne de départ de la prochaine édition, et encore une fois quel esprit d’équipe à l’UASG…

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