Ecotrail de Paris 2012

C’était mon premier gros trail de l’année. La semaine avait mal commencé : début de rhinopharyngite et toux qui n’en finissait pas. J’ai profité du passage du docteur pour ma fille pour me faire prescrire de la bécotide ( Mais ce sont des corticoïdes ça monsieur !).

Samedi 9h45, je laisse mon scooter à quelques pas de la tour Eiffel et rejoins Stéphanie. On fait le trajet en RER jusqu’à Saint Quentin en Yvelines. Là, on retrouve Greg, Stéphane et Emmanuel dans le bus qui nous emmène jusqu’au départ. Il fait plutôt beau, la journée s’annonce ensoleillée. On est à une heure du départ, le temps de se préparer. On est rejoint par Mathieu, puis Florent et William. Bizarrement, je n’avais pas vraiment l’impression de partir pour 9 à 10 heures de course. Physiquement, j’étais en forme.

11h50 :  on se rapproche de la ligne de départ et on laisse nos sacs. Le soleil commence vraiment à taper, la chaleur risque d’en surprendre quelques un. Minute de silence pour le carnage de Toulouse et Montauban, assez impressionnant! Et le top départ est donné !

On s’élance pour 78 kms. Le parcours commence par le tour du lac de Saint Quentin. Le départ est assez rapide. Je me mets rapidement devant le groupe. Je temporise, je me fais doubler par de nombreux coureurs. Je prends mon rythme rapidement. J’entends derrière moi Mathieu qui commence à charier : « Allez Olivier, t’es presque arrivé !« . Je commence à boire par petites gorgées, toutes les cinq minutes. Je continue à mon allure et je distance rapidement le groupe que je ne reverrai qu’au premier ravitaillement.

 

Premiers kilomètres

Sur les 20 premiers kilomètres, le parcours est plat. Après le tour de l’étang et le passage dans la ville de Saint Quentin, on arrive dans les forêts de l’ouest parisien. On cherche l’ombre des arbres car le soleil commence à taper. Mon rythme est soutenu, je reprends quelques places lorsque j’arrive à BUC, le premier ravitaillement. Je remplis ma poche à eau, je bois de l’eau et mange quelques TUCs. Rapidement Grégory arrive : « Super, je cours au cardio et pour l’instant tout va bien ! « . Je repars rapidement.

Ravitaillement à Buc

Les premières côtes arrivent enfin ! Changement de rythme, marche avec les mains sur les cuisses, cela me permet d’étirer les jambes. Une fois arrivé en haut, je relance. Ce type de profil va continuer jusqu’à Clamart. Je gère bien ces difficultés. Je commence à voir certains coureurs marcher. Un peu plus loin, je trouve Jean-Luc et son appareil photo : « Yeah, Jean-Luc !« 

Yeah !!

J’arrive sur mes chemins d’entraînements. Je continue à boire avec régularité. J’appelle ma petite famille qui doit se trouver quelque part sur le parcours. On se donne rendez vous à l’observatoire de Meudon. La chaleur commence vraiment à faire des dégâts autour de moi. Je reprends une gorgée et surprise ! plus rien. « ça m’énerve ces poches à eau, on ne sait jamais la quantité qui reste ! » Et là, apparemment, il ne restait plus rien. Petit calcul rapide, plus que 1 ou 2 kilomètres jusqu’au prochain ravito : je devrais m’en tirer sans trop de mal. Un peu plus loin, quelqu’un propose une bouteille d’eau. Sans hésiter, j’en prends quelques gorgées .

Km 45 : Enfin le ravitaillement ! On ne nous propose que de l’eau. Une orgie d’eau !  En voyant les autres coureurs se verser des seaux sur la tête, je comprends que je n’ai pas été le seul à manquer sur les derniers kilomètres. Ce coup-ci, je sors ma poche de mon sac et je la remplis bien consciencieusement ; 2 litres pour les 15 kilomètres jusqu’au ravitaillement de Chaville, ça devrait suffire. Je repars.

Quelques minutes plus tard, j’arrive à l’observatoire de Meudon où l’on m’attend.

Avec la minette ! (merci, au papa de Florent pour la photo !)

Petit arrêt rapide et je repars avec ma fille qui m’accompagne sur quelques mètres.

Un peu plus loin, contrôle de sac : on doit présenter l’ensemble du matériel obligatoire. Un gars à coté a perdu sa bande réfléchissante. Il doit négocier pour pouvoir repartir ! Un peu limite quand même. Moi, je repars !

Je commence à sentir mes jambes. Le terrain reste plat sur quelques kilomètres puis on redescend sur Chaville. Les longues lignes droites me lassent un petit peu.

Kms 55 : Ravitaillement à Chaville. Je mange quelques tucs, un peu de pain d’épice et bois quelques gorgées de Coca. J’entends quelqu’un qui m’appelle, je me retourne. C’est Gilles et Damien en ballade VTT dans le coin. « Alors, ça va ? » « Un peu mal aux jambes, sinon bien » Gilles me répond : « t’as pas bu assez, il faut boire plus ». Je pense à mes 2 kilomètres sans eau de tout à l’heure. Je reprends 2 verres d’eau gazeuse et c’est reparti ! Prochaine étape, Parc de Saint Cloud.

On arrive rapidement sur Sèvres. Gilles et Damien me retrouvent un peu plus loin et font un bout de chemin avec moi. Je retrouve mes jambes et je continue à boire. Je double toujours régulièrement des coureurs. Après Sèvres, Marne la coquette et je rentre dans le parc de Saint Cloud. On fait une boucle avant d’arriver au dernier ravitaillement. Je suis bien, je discute avec un collègue qui me trouve plutôt en forme. L’organisation demande aux coureurs de sortir les frontales. La journée se termine. Allez, plus que 8 kilomètres !

Descente sur les quais

Je connais bien le reste du parcours. Je relance, on descend sur les quais et on longe la seine jusqu’à Issy les Moulineaux. Je suis dans mes pensées quand je vois quelqu’un arriver en face de moi. Mais il a un haut UASG ! Je reconnais Philippe alias « le coatch ». « Allez Olivier c’est la fin, quelle chance de te voir, je n’arrive pas à vous reconnaître avec vos frontales ! » Comme toujours, trouver quelqu’un sur le bord de la route donne un coup de fouet. Je relance. Il m’accompagne sur quelques centaines de mètres. « Tu as un bon rythme dis donc ». « Oui, un peu mal aux jambes tout à l’heure mais là, je suis bien ! ». « Allez, je te laisse, je vais essayer de trouver les autres ! ».

Je continue, booster par le bout de chemin fait avec le coatch. J’arrive sur l’Ile Saint Germain. Il fait noir, le chemin est éclairé par ma frontale. J’entends le bruit de la ville autour de moi, la fin est proche. La tour Eiffel se rapproche doucement. Petit passage sous le périph, partie de la course que l’on oubliera vite. Quelques voitures klaxonnent en passant près de nous. Je regarde mon chrono, 8h35 de course. Yes, je passe sans problème sous les 9h00 !

Dernier kilomètre, dernières péniches, dernier pont. J’entends le speaker ! La foule est là ! J’entre dans la zone d’arrivée. Je sors mon portable pour filmer ce moment. C’est toujours impressionnant ! Je me dirige vers l’entrée. Un gars me donne un ticket.  « Vous pouvez passer ». « Merci ! ». Je monte les premières marches en courant, difficile quand même. Je marche et double quelques touristes qui me regardent bizarrement !

Je passe l’arrivée en 8h42’ ! Un peu étourdi, fier, content ! Je prends mon teeshirt. Un coca. Je respire, je m’étire. C’est dur. Rapidement, j’ai froid. J’enfile ma polaire que j’avais dans mon sac pour la course. Je regarde l’ascenseur, ya du monde, je ne me vois pas redescendre comme ça. Je vais prendre l’escalier. J’ai mal aux jambes. Je descends tranquillement, je me fais doubler par les touristes, je m’en fous, la course est terminée. Je commence à avoir faim.

J’avance au radar jusqu’au chapiteau où m’attend un buffet. Je profite de ce moment toujours particulier avec la sensation d’avoir fait quelque chose d’incroyable. Je me sers, je porte difficilement mon plateau et je m’assois à une table.

Il me faut une bonne demi-heure pour récupérer. J’ai peur d’avoir froid, je prends ma couverture de survie et sors. Je me dirige vers la salle où je récupère mon sac. Je retrouve Mathieu, le coatch et Aurélien qui se moquent de moi. « C’est quoi, cet extraterrestre, il fait 20°C ! ». « Ah oui tiens, fait pas si froid ! ». « Alors, combien ? » me demande Aurel. « 8h42’ ! » « Ah oui quand même… je sens qu’on va bien se marrer cet été ! ».

 

Finisher

This entry was posted in trail. Bookmark the permalink.

3 Responses to Ecotrail de Paris 2012

  1. Vincent says:

    Ah ba c’est pas trop tôt le compte rendu!
    T’as pas quelques photos « de l’intérieur »?

    Bon pour les prochains j’essaierai de passer quand même et au pire rendez-vous dans le Verdon avec toute la team UASG, je veux bien faire le suiveur photographe!

  2. Patrick Gaudin says:

    Cela parait presque facile de faire autant de Km…
    La prochaine fois, il faut que la minette s’équipe en sportive et je suis d’accord avec Vincent, il manque des photos du coureur, l’arrivée sous la tour, la gourde vide…

  3. Vincent says:

    Il parait qu’il y a un petit 50k ce weekend, s’il fait beau faut voir.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>