Aquaterra 2013

Au départ, je cherchais un Ultra à faire autour de mi juillet toujours pour ma préparation au GRP d’Août. Jean-Luc tonton Traileur s’était inscrit sur un trail pas très connu entre le Cantal et la Corrèze à Bort les orgues. Jean-Luc partait sur le 65 kilomètres. Il y avait aussi un 100 kilomètres, mais après mes mésaventures de l’UTB de l’année dernière, je me suis finalement décidé à m’aligner avec Jean-Luc sur le 65.

Première partie avec Tonton Traileur.

Le départ est donné sur le barrage du lac. Il est 7h00, il fait froid. La journée devait être chaude par conséquent, on n’avait qu’un teeshirt et le vent était glacial. Un petit speech de l’organisatrice et c’est le top départ. On est prêt de 140 à partir on est plutôt positionné en tête de course. Assez rapidement, le rythme est donné. On part à bonne allure et comme souvent je me prends à doubler quelques personnes en me disant : « c’est toujours ça de gagné ! ». On se suit, on rentre dans les sous bois, il fait frais mais c’est agréable, je me sens bien et je reste concentré.

Concentrés !

On remonte beaucoup de personnes et après une bonne vingtaine de minutes, Jean-Luc trouve que nous allons un peu trop vite. Nous ralentissons. Je bois régulièrement, après une demi heure de course, nous passons près du Château de Val et du premier ravito.

Le château

En fait il n’y a qu’un bidon d’eau. Je remplis un de mes bidons. Jean-Luc m’attend et nous repartons à peine le temps de s’arrêter et prendre une photo.  Cette première partie du parcours est plutôt facile, sans trop de dénivelés, nous continuons notre chemin. En général, je reste devant et Jean-Luc me suit. Après une vingtaine de kilomètres, le premier ravito.

Et deux abricots !

Abricots secs, morceaux de bananes. Je remplis mes bidons avec, comme d’habitude, un mélange de coca et d’eau que je secoue bien avant de fermer. Nouvelle photo et c’est reparti. Les températures ont bien grimpé maintenant, Jean-Luc met sa casquette.

Jean Luc et sa casquette !

Dans les montées, je sens qu’il a du mal à accrocher. Il me dit d’ailleurs qu’il n’est pas terrible et me dit de partir. Un peu plus loin, la première féminine nous double. Je suis bien, je décide de m’accrocher à elle. On est aussi avec un gars de Kikourou, Jean- Luc discute un peu. Une descente avec quelques racines, la fille se vautre devant moi. Une minute plus loin, deuxième gamelle. Je la double, c’est ça quand on a une foulée « optimisée », ras du sol me dit-elle ! J’accélère un peu et distance Jean-Luc, Kikourou et la fille. Une bonne montée, je garde le rythme et regarde derrière moi. Personne. J’hésite un peu, on a fait 30 kilomètres, il en reste un peu quand même. Je vois la fille arriver seule. Je décide de partir.

Deuxième partie, seul :

En même temps, c’est un 65 kms, je suis bien, reste 35 kilomètres, ça doit le faire. Je continue avec un bon train. Je double régulièrement une, deux personnes. Un autre ravito, je ne traîne pas. Je remplis consciencieusement mes bidons, il fait chaud maintenant et il ne faut pas hésiter à boire. La partie suivante est assez difficile : terrain en devers, bonnes côtes. Je commence à sentir les jambes. Je ralentis un peu par précaution. Je suis seul, les espaces se sont creusés entre les participants. Il reste 20 kilomètres, je double maintenant les personnes inscrites à la rando, cela me fait une petite animation.

Ravito du 50 kilomètres, une personne de l’organisation me dit que le premier du 100 kilomètres parti à 5h00 ce matin est en train d’arriver. Je me dis qu’il ne va pas tarder à me doubler. En fait, je ne le verrai jamais. Je continue à mon rythme, le parcours continu le long du lac. Je sais qu’il doit rester une bosse sur la fin, je pourrais accélérer mais je préfère assurer et en garder un peu pour le final.

Parcours en sous bois

La dernière difficulté arrive enfin, je double encore deux coureurs qui n’avancent plus. Un dernier ravito, non officiel celui là avec deux gros bidons et des gars qui habitent là. Je leur demande s’il reste beaucoup. « Vous voyez la bosse là-bas ?, et bien il reste ça et ensuite descente jusqu’à l’arrivée. ». Allez, encore un petit effort et ça sera terminé. Je prends une pâte de fruit et un gel et je repars. Un peu plus loin, je double un gars fatigué. Je lui demande si ça va. Il me répond qu’il a mal au ventre, il a vomit plusieurs fois mais ne va pas abandonner, ce n’est pas mon genre me dit-il ! Je le reverrai à l’arrivée, et il me dira qu’il fait parti de l’équipe Isostar ( il a gagné d’ailleurs quelques courses). Panneau 60 kms, je regarde ma montre, 62 kilomètres. Ça va faire du 67 kilomètres ! Long chemin au soleil, je commence à avoir chaud à la tête. Petit bois et grosse descente, ça y est j’arrive, le village est en bas. J’arrive près des premières maisons. Je vois plus loin un gars dans la rue piétonne qui me fait de grands signes de loin en m’indiquant la direction à prendre. Je sais que c’est la fin, j’accélère, des gens m’applaudissent, le gars en question décide de m’accompagner sur les derniers 200 mètres. J’accélère de nouveau, je sens qu’il a du mal à suivre, ça me fait marrer, j’allonge les foulées. Content comme tout d’arriver. J’entends le speaker qui dit mon nom, ça fait toujours une drôle de sensation. Je passe l’arrivée, heureux. Petit mot dans le micro.

A l’arrivée, content !

Une nana (j’apprends plus tard que c’est l’organisatrice de la course), me demande ma taille pour le teeshirt finisher. Je souffle, m’étire et qui je vois arriver : Jean-Luc ! « Merde, tu as arrêté ! » Et oui, pas la pêche, au 45ième il a décidé d’arrêter la course, pas l’envie de continuer. Je me remets doucement de mes émotions. Jean-Luc me dit que je finis 13ième ! Petit tour chez les masseuses pour décontracter un peu les jambes. Pas de douleurs, une petite ampoule au talon mais rien de bien méchant.

Massages bien mérités !

Voilà, la prochaine course sera une autre histoire et autrement plus difficile dans les cols des Pyrénées, et 100 kilomètres de plus !

Classement

This entry was posted in trail. Bookmark the permalink.